Si la majorité du marché du solaire photovoltaïque est aujourd’hui constitué de panneaux solaires au silicium cristallin, on peut penser que les technologies dites de seconde ou de troisième génération faisant appel aux couches minces prendront à l’avenir de plus en plus d’importance.
De part la structure des matériaux utilisés et leur faible quantité mise en œuvre , les panneaux solaires ainsi fabriqués sont plus légers et peuvent être flexibles , ouvrant ainsi plus largement le champ des applications du solaire photovoltaïque.
Ces technologies dites couches minces représentent pour l’instant moins de 15% du marché mondial , mais elles se développent très rapidement , et ce pour plusieurs raisons :
- de par leur mode de production et la faible quantité de matières premières utilisée elles sont nettement moins chères à puissance égale que les technologies au silicium cristallin.
- Pour une même puissance installée elles produisent plus d’energie , puisqu’elles sont généralement moins sensibles aux écart de température et sont plus performantes face à un éclairage diffus, ce qui est souvent le cas dans nos pays tempérés.
Leur rendement au m2 (de 7 à 16%) est par contre aujourd’hui nettement inférieur à celui obtenus par les panneaux solaires silicium cristallin ( de 15à 20%).
Pour une même puissance installée , une installation de panneaux solaires souples occupera donc une surface de l’ordre de deux fois plus importante.
Différents matériaux peuvent être employées pour la fabrication de ces panneaux solaires souples en couches minces , principalement le silicium amorphe, le CIGS , le CdTe , mais aussi des polymères organiques ou des solutions de colorant dans le cas des cellules Gratzel. La recherche est permanente dans ce domaine et d’autres techniques sont constamment développées.
Il est également à noter que pour réaliser des panneaux solaires souples , l’assemblage flexible de cellules en silicium mono ou polycristallin est aussi possible.
Les applications de ces panneaux solaires souples se développent notamment dans les domaines de la production d’énergie nomade individuelle ou collective , mais aussi dans le bâtiment et l’équipement de la maison (BIPV).